Mastercard, Visa, Amex : comment fonctionnent les cartes de paiement ?Featured

    Accueil > Blog > Tribunes > Mastercard, Visa, Amex : comment fonctionnent les cartes de paiement ?

On les utilise plusieurs fois par jour, leurs logos nous sont familiers et leurs marques sont presque devenues des noms communs : Mastercard et Visa sont les deux principaux fournisseurs de cartes de paiement du marché. A eux seuls, ces deux labels représentent plus de 86% des cartes en circulation dans le monde.

Derrière le bout de plastique et la micro-puce sont stockées des milliers de données qui permettent d’effectuer un règlement depuis quasiment n’importe où dans le monde.

Pour vous aider à comprendre ce qui se passe derrière chaque paiement, Ditto Bank vous donne quelques éléments :

La technologie EMV

A l’heure actuelle, la grande majorité des cartes de paiement – y compris la carte Ditto Bank – dispose de la technologie EMV (Eurocard, Mastercard, Visa). Cette norme, que la France a adopté en 2006, vise à remplacer les cartes à bande magnétique par des cartes avec micro-puces intégrées.

Élément central de la carte, cette puce stocke toutes les informations sur le porteur et sur sa banque. Les données enregistrées sont communiquées au fabricant de carte par les institutions bancaires en fonction du profil du porteur, de son contrat et des différentes options qu’il a souscrit.

L’interbancarité est l’un des grands atouts de la norme EMV. Grâce à cette technologie, dès le moment où un commerçant dispose d’un terminal de paiement, il peut accepter un règlement via une carte de paiement EMV, quelle que soit l’enseigne de la banque ou du client et quelle que soit la marque de la carte.

Le modèle à 4 coins

Pour fonctionner et permettre la réalisation des paiements, la norme EMV est associée à une autre technologie : celle « des 4 coins ». Chaque coin représente ici un acteur de la transaction bancaire.

Dans le premier coin, on trouve le porteur de la carte, dans le second : le commerçant. En face, il y a l’émetteur (dans ce cas, la banque du porteur) et dans le quatrième coin : l’acquéreur (la banque du commerçant). Lors d’un règlement, ces 4 entités se mettent en relation à travers la carte et le terminal de paiement.

Lors d’une transaction réglée par carte, le client (porteur) introduit sa carte dans le terminal. Ce dernier lui demande de s’authentifier avec son code PIN. Cette opération sert également à vérifier que le porteur autorise bien le débit sur son compte.

Une fois l’identité du client confirmée, le terminal de paiement contacte l’émetteur pour obtenir l’autorisation. Si cette dernière libère la transaction, elle transfert le message à la banque de l’acquéreur qui autorise le terminal de paiement à effectuer le règlement.

A partir de cet instant, et même si les comptes bancaires ne sont débités / crédités que quelques jours plus tard, les transactions sont considérées comme définitives.

Dans le cadre des paiements domestiques, ce circuit passe par le système national E-RSB. Lors d’une transaction internationale, pour les porteurs de cartes Ditto Bank, la transaction se fait via le réseau Mastercard.

Malgré sa complexité, l’ensemble de ce cycle ne prend que quelques secondes et est totalement transparent pour les utilisateurs.

Les transactions offline

Ce modèle de transaction, avec demande d’autorisation, est ce que l’on qualifie de « système standard ». Pourtant, en France, plus de 80% des transactions ne respectent pas ce circuit et sont faites hors-ligne (c’est-à-dire sans demande d’autorisation à la banque de l’acquéreur). Lors de la transaction hors-ligne, il suffit au porteur de s’identifier via le PIN pour que la transaction soit validée de manière instantanée.

Si la carte n’envoie pas de demande d’autorisation, c’est qu’elle est paramétrée pour considérer que certains types de mouvements (selon les montants ou le nombre de paiements hors ligne déjà effectués par exemple) sont suffisamment sûrs pour être acceptés sans vérification supplémentaire.

Bien que plus simples et plus rapides, les transactions hors ligne posent la question de la sécurité.

Paiements domestiques et paiements étrangers

Lors d’une transaction à l’étranger, cette fonction « hors-ligne » est souvent désactivée. Compte tenu des risques de fraudes, la carte procède obligatoirement à une demande d’autorisation. Si la requête n’aboutit pas, le paiement est refusé. Ce n’est pas le cas de la carte Ditto Bank.

L’une des autres grandes spécificités des transactions internationales est le change. Lorsqu’un porteur européen dont le compte bancaire est en euros fait un paiement en dollars, 2 options s’offrent aux banques émettrices :

Soit l’entité dispose des devises nécessaires pour créditer la banque de l’acquéreur : dans ce cas, la transaction va être réglée à Mastercard directement dans la monnaie du commerçant par la banque émettrice. Ditto Bank procède ainsi pour les devises suivantes : Euro, Dollar US, Dollar canadien, Franc suisse, Livre britannique, Dollar Australien, Yen japonais, Zloty polonais, Couronne suédoise et Dollar de Hong Kong.

Soit la banque ne dispose pas de la monnaie de « settlement ». C’est dans ce cas au réseau Mastercard de faire le transfert de devise et de se retourner vers la banque émettrice pour régler les différents frais attenants.

Le système EMV aux 4 coins est le plus répandu, mais il existe d’autres modèles. Le plus connu des concurrents est le système proposé par AMEX dans lequel émetteur et acquéreur sont la même entité. Si ce modèle présente plus de garantie contre les fraudes, il est également plus sélectif et n’offre pas l’interbancarité et l’universalité des réseaux traditionnels.



Twitter


Facebook


Email


LinkedIn